Il ne faut pas sournoisement respecter les morts. Il faut traiter leurs images en amies et aimer tous les souvenirs qui nous viennent d'eux. Il faut les aimer pour eux-mêmes et pour nous, dût-on déplaire aux autres.
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Ce serait drôle, tout de même, que la nature s'abstînt d'être gaie pour ne pas contraster avec notre tristesse.
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À lire aussi de Jules Renard
Ce que je pense de Nietzsche ? Il a bien des lettres inutiles dans son nom.
Le soleil se lève avant moi, mais je me couche après lui : nous sommes quittes.
Etre heureux n'est pas le but, mais il faut au moins l'avoir été.
C'est effrayant comme on a de la peine quand on est en bonne santé à s'intéresser au malheur des autres!
Dans la même œuvre
Gide vit de ces choses mêmes dont, à mon sens, il ne devrait être permis que de mourir.
J'ai un besoin enfantin, inépuisable de pouvoir m'approuver.
Les expressions de Shakespeare nous apparaissent comme celles-là mêmes dont se serviraient les plus grands objets naturels: une montagne, un glacier, s'ils condescendaient à s'exprimer.
Ne pourrait-on même soutenir que c'est parce que les hommes sont inégaux qu'ils ont d'autant plus besoin d'être frères?
Le monde ne sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis.